Le château de Woippy
En collaboration avec M. Pierre Brasme 
Il se compose d’un donjon carré de trois étages, haut de 12 mètres. Aux angles du mur d’enceinte, crénelé jusqu’au XVIIIe siècle, se trouvent quatre tourelles, surmontées chacune d’une poivrière.
L’une d’elles servait de prison, et c’est là que furent emprisonnés les malheureux jugés pour sorcellerie au XVIe siècle. Les procès, du moins jusqu’en 1633 (date de la création du Parlement de Metz), avaient lieu devant le tribunal échevinal, qui siégeait au premier étage du château; c’est à cet étage que se tenaient également, chaque année, les plaids annaux, réunion des chefs de famille et des propriétaires durant laquelle le chanoine prévôt rappelait les droits du Chapitre.
Le château était entouré d’un fossé large de 11 mètres, alimenté par le ruisseau de Woippy. L’entrée, donnant sur la rue de Briey, était protégée par un pont-levis. Vendu pendant la Révolution à la suite de la confiscation des biens du clergé, il a été acheté par la famille Séchehaye, qui en restera propriétaire jusqu’en 1978.
La rue du Rucher : du Général ...

En collaboration avec Pierre Brasme, président de la Société d'Histoire de Woippy et professeur d'histoire au collège Pierre-Mendès-France, nous continuons la série de reportages sur l'histoire des rues, des lieux-dits, des monuments et autres bâtiments de la ville.
La rue du Rucher, ainsi nommée depuis 1931, doit son nom à un ancien manoir appartenant au Chapitre de la cathédrale de Metz, qui dans les documents du XVIIe siècle apparaît sous le nom de Ruxe, Ruxel ou Ruché. Une déclaration de biens du 28 janvier 1746 le décrit ainsi : « Une maison entourée de fossés, appelée le petit château du Ruché où il y a une cour au levant entourée de murailles avec une porte cochère, deux petits jardins à côté entourés de haies vives, ladite maison consiste en une salle, chambre haute et basse, cuisine tant à l'orient qu'à l'occident, une petite chapelle élevée sur piliers couverte d'ardoises, d'une grange, écurie, cave voûtée, laiterie, chambre à four avec un puits.» La propriété comporte également des terres labourables, des prés et des pièces de vignes aux lieux-dits Hautes Chavées et Basses Chavées. Le Rucher formait l'un des huit trescens (ou métairies) appartenant au Chapitre à Woippy avant la Révolution ; en 1662, le chanoine trescensier, qui en percevait les revenus, était l'abbé Charles Janvier, aumônier chapelain de la reine-mère Anne d'Autriche, la mère de Louis XIV.
Une rue chargée d'histoire : la ...
Après la découverte de la Haute Maison, poursuivons notre promenade jusqu'à l'église de Woippy. Là encore, c'est « toute une histoire ! »…
Il était une fois une vieille église, située au sommet de la côte menant de Woippy à Lorry, au milieu du cimetière et des vignes. Elle datait sans doute du XIVe siècle, et, commune aux deux paroisses jusqu'en 1673, elle réunit pendant longtemps les fidèles des deux villages. Il n'y a pas encore de route (il faut pour cela attendre 1866), et pour s'y rendre les Woippyciens doivent gravir des chemins souvent boueux. Depuis le XVIIIe siècle, cette église se dégrade, jusqu'à menacer ruine. Déjà en 1754 on avait songé à la reconstruire. En 1820, le préfet envisage sa fermeture en attendant des travaux de réfection : façade décrépie, toiture et clocher risquant de s'effondrer, portail à refaire. On fait dans l'urgence et dans l'économie (la commune n'est pas riche !), mais au cours des années 1840 la malade agonise : durant l'hiver 1841-1842, les intempéries font tomber des ardoises, et l'on constate que la charpente est vermoulue aux deux tiers. Le 5 mars 1848, la croix du clocher s'effondre et provoque une brèche dans la toiture. Y aura-t-il un miracle ?
You are browsing in category: Histoire et patrimoine